19.6.07

AUBE

AUBE

lorsque mon corps aveugle
traverse la nuit noire
tout environné d’ombre
et déjà dans la mort
il semble à chaque fois
qu’il n’y aura pas d’aube
qu’au bout de cette nuit
il n’y aura plus rien
et que de ce néant
entrevu chaque jour
un matin
- un beau jour -
je ne sortirai plus

et pourtant la lumière est là chaque matin


oh mais de quel amour
as-tu pu m‘ éveiller

sur moi ton corps se penche
et du bout de tes doigts
tu fais reculer l’ombre aux folies étouffantes


tes nuits lavées de frais
annoncent déjà l’aube

ton souffle pur ranime
l’étincelle endormie au creux du charbon noir


vaincu le froid s’éloigne

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