19.6.07

MA MAISON

ANGERMANN



je la veux petite
pleine de fenêtres
que la lumière y soit chez elle autant que moi :
quatre panneaux et par-dessus, un toit...
cela suffit
il fait bon y être

pas loin un grand arbre tend ses branches
à des myriades d'oiseaux
au pied coule un petit ruisseau
dont le chant berce l'effroi de mes nuits blanches

à mon gré elle prend le large
sans secousse et sans bruit pour m'emmener
dans un autre décor où s'amarrer
au coeur d'un vert vallon ou le long d'un rivage

je la veux extensible
ouverte à ceux que j'aime et qui viennent souvent.
aux murs sont accrochés les rires des enfants
et partout aux rideaux, des bonheurs indicibles

mon chat en est le roi indifférent et sage
mon chien y fait le fou accroché à mes pas
ce que j'aime est toujours à portée de mes bras
à jamais déchargés des armes et bagages

mais je voudrais surtout qu'elle s'auto-nettoie,
s'aérant toute seule et chassant la poussière
je veux y vivre libre et en pleine lumière
avec la certitude de n'avoir jamais froid



1 commentaires:

agnès a dit…

"...mais je voudrais surtout qu'elle s'auto-nettoie,
s'aérant toute seule et chassant la poussière
je veux y vivre libre et en pleine lumière"...

Ah, je veux aussi une maison auto-nettoyante !

J'ai passé un agréable moment à te lre, chère Colette, heureuse de te retrouver. En lisant tes poèmes, j'entendais ta voix ;-))
Non, pas "des voix" ;-))
Bises !