24.6.07

NOIR


retrouvé dans de vieux papiers qui traînaient...
comm' d'hab'




Demain est arrivé
Où j’ai cessé de croire
Un rêve fracassé
Obscurcit ma mémoire
Et l’oiseau plane bas qui glisse dans ce noir

En larges gouttes drues
tombe une pluie douceâtre
Le fond de l’air est cru
Nulle flambée dans l’âtre
Au caniveau se perd lente ma vie saumâtre

Et je stagne immobile
À voir le temps qui passe
Je fus si malhabile
À y trouver ma place !

Mais à présent
Meurtrie et infiniment lasse
Je quitte sans regret cette vie délébile
Qui s’achève en impasse


Et fut bien inutile

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