Non
Tu n'es pas venu ce soir
Le feu lui-même est assoupi
Sous la cendre chaude et légère
Lentement est entrée la nuit
Dans mes yeux qui ne voient plus guère
Enveloppée d'ombre et de froid
J'attends pourtant l'aube promise
Donne-la moi
Viens qu'éclate la lumière
Je l'ai gardée éblouie
A l'abri sous mes paupières
Je la couve dans la nuit
Où j'attends que tu reviennes
Pour me prendre entre tes bras
Tu es là !
Je te vois sous mes persiennes
Réveille-moi !
2001
t'aimer...
et renoncer à connaître tes mains
t'aimer sans parvenir à naître sous tes yeux
sans savoir qui je suis
sans hier ni demain ni rêves ni désirs
mourir à petit feu
consumée lentement à t'aimer en silence
seul me garde vivant l'amour que j'ai de toi
tu m'as dit "demeurer" :
même au coeur de l'absence cela me suffira
du moins
tant que j'y crois
2002
QUELQUES HAÏKUS
Eh oui !...
Lorsque dessus mon corps se lève
La petite ombre de la nuit
Lorsque m'enveloppe le rêve
Où doucement meurent les bruits
C’est ta tendresse omniprésente
Qui me mène jusqu'au matin
Car sans ton amour qui m’invente
Je ne suis rien
Rien
IL PLEUT
Ici fait tout gris ! Ça mouille
Et le pauvre rossignol
Est sans voix... le vieux banc rouille
Des rus glissent sur le sol
On entend le gargouillis
Des gouttières qui se vident
En place des gazouillis
De pauvres oiseaux livides
Vrai, cet été me désole
Où aucun soleil ne brille
Pas un chant qui me console
En cage, mon sansonnet
Lance parfois quelques trilles
Tristes.... comme ce sonnet









