9.6.08

sans titre

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je ne vois plus de vous que l'envers de vos visages
matrice où sont gravés tous vos rêves oubliés
ceux-là qui ont laissé comme en note au bas des pages
un ultime frisson au coin du coeur écorné
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je n'ai plus le temps de me perdre en préambule
j'entre de plain-pied dans votre univers vivant
sur un fil tendu comme fait le funambule
que rien ne distrait, j'avance et vais de l'avant
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vides sont mes mains
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plein d'une détresse immense
je reste pourtant immobile à vos côtés
à vous écouter au travers de vos silences
mieux vous contempler au fond de mes yeux fermés
vous appréhender au-delà des apparences
éprouver enfin à quel point je vous aimais

juin 2008


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