24.9.08

les photos de Robert

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Salut à tous !
c'est qu'elle n'est pas finie cette belle histoire

maintenant que je dispose des clichés de Robert, je peux en livrer la suite
et tout d'abord voici les éblouissants sourires de mon A-I capt(ur)és par la magique boîte à images....


chapitre II



alors je m'en vais maintenant vous livrer la suite de cette aventure

et pour commencer, voici le message de Xavier


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Il y a ceux qui sont d'ici...

Enfin, d'ici, je veux dire de là-bas [à G]... euh, là-bas [à D]... enfin... [boussole] là-bas, quoi [derrière]; et qui ne parviennent pas à s'en remettre. Ceux-là qui « vous font voir du pays natal jusqu'à loucher », nous dit Georges le Grand; qui va jusqu'à voir dans leur existence contingente la possible preuve d'une inexistence transcendante.

Je vous dit tout ça parce que forcément, depuis quelques mois, et même si je serais plutôt du style à ne pas beaucoup en parler, j'ai bien dû le dire quelques fois...

Dire à ceux qui m'interrogeaient que j'allais, que je passais, que je faisais un crochet vers ou par la Bretagne.

Dire que je dérogeais à ma destination quasi rituelle, à mon été de retraite au « pays », à entendre en italique, avec plein de guillemets... [Geste] à l'américaine. Comme quoi on peut – j'espère, et quoi qu'en dise Brassens – être heureux quelque part sans forcément en être un...

... Que j'allais en Bretagne, donc. En raison d'un mariage. Du mariage de ma soeur.

J'aurais dû tenir une statistique précise... Je pense qu'à 95% (80-15 % pour « les petits maladroits, les pauvres malchanceux qui n'eurent pas la présence, la présence d'esprit de voir le jour chez [nous] »), on m'a répondu :

– Ah ! Elle épouse un Breton?
– Ben, non...

Réponse du Normand à la Normande, pour rester dans les métaphores régionales... d'ailleurs si on s'en tient à la coutume, ce n'est pas plutôt au pays de la mariée qu'on célèbre la noce ?

Ben non, elle n'épouse pas un Breton... enfin je crois, quoi... Tout d'un coup un doute s'insinue dans mon esprit. C'est vrai : Mathias je le connais un peu... sans le connaître... Mais je ne l'ai pas interrogé à fond, sondé comme un chenal que l'on reconnaîtrait avant d'y engager son chalut. Alors au fond... Y s'rait-y pas un peu Breton, des fois, c't'homme-là ?

Et l'image se forme assez facilement : ample chemise blanche, en pantalon court sur le gaillard d'avant, et cheveux longs ramenés vers l'arrière... on rajoute un anneau d'or à l'oreille, on troque la cigarette pour un brûle gueule, et on l'a, le Mathias-des-mers.

Accoudé au bastingage, il a les yeux perdus dans le vague, loin de la terre, là où l'albatros baudelairien, délivré de la pesante gravité, a rejoint les oiseaux ivres d'écume de Mallarmé.

Je m'emballe.

Alors je vérifie :
– A-I, il est Breton, Matthias?
– Ben, non...
Tiens ! Elle aussi...

Je m'en retourne pas trop fier de mon conformisme régionaliste, et gros Jean comme devant...
[regard vers Jean] Enfin, je veux dire bredouille...

Mais alors là, interpelé, comme on dit... quelque part interpellé.

C'est finalement l'image du Mathias-marin regardant au loin qui me donne ma première clé : ce n'est même pas loin; quelques miles nautiques, et on en est sorti, d'ici, ou d'ailleurs, du pays.

Les eaux sont internationales.



Et la seconde clé me vient d'Anne-Isabelle, qui partage avec moi une affection presque illimitée pour Joe Dassin (Je m'aperçois que j'ai oublié de te demander l'autorisation de le révéler), et en particulier pour ces soirs, autour d'un feu de camp, où l'on rêve « d'une maison blanche, en chantant : qu'il est long, qu'il est loin, ton chemin, papa... »

Les eaux sont internationales. Je préfère cosmopolites.

Comme Cosmopolis, le village global qui aurait réussi. Où ceux d'ici ou de là-bas, enfin rendus, comme dit ma cousine à présent québécoise, enfin arrivés, poseraient leurs bagages.

Cette Cosmopolis, c'est là où l'on vit, pour quelques décennies ou quelques heures.
Aujourd'hui, c'est ici, dans ce petit coin de Morbihan, minuscule fragment d'une fragile Europe, dont il m'aura fallu un ami Iranien pour comprendre à quel point elle est un projet avant d'être une terre ou un terroir. Une Europe des esprits, à laquelle de tout temps on a cherché à accéder par d'improbables chemins, telles ces Échelles du Levant, familières à certains d'entre nous.

Terre ! Terre ! Voici
Ces rades inconnues

dit encore Aragon à propos de ce bonheur qui existe

Ailleurs que dans les rêves
Ailleurs que dans les nues

Europe, ou Utopia ou ce que vous voudrez.... elle-même posée sur une toute petite planète bleue gravitant dans un système solaire somme toute modeste...

C'est tout cela, donc, et sans doute seulement cela, être chez nous...
Et (une dernière référence aux racines, belges cette fois ; c'est obligé pour tous les autres qui rêvent aussi d'exotisme) la sagesse populaire ne l'oublie pas, qui dit que "Chez moi, c'est près de ma Stella". C'est forcément vrai... il suffit de savoir ce qu'on entend par là.

Anne-Isabelle & Mathias, demeurez sous cette étoile.

* P.S. mon xav, je n'ai pu m'empêcher d'insérer ce cliché de Matthias fait par Jean à la pointe du Raz et qu'il vient de m'envoyer... tant il rejoint ton propos !

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et celui de mik
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et les magnifiques poèmes que Jean nous a chantés

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puis, Alexandra, Louis et Justin nous ont présenté une danse indienne


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Laure nous a chanté la petite fugue de Maxime Leforestier et Jean l'a accompagné à la guitare

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et là, fatalement !!! A-I et Gab l'ont rejointe et nous avons eu droit à "la fugue d'autrefois qu'on chantait tous les trois..."



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ensuite, Gab a chanté...


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Louis a joué du violon...

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ainsi que Michel...

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et Luc du violoncelle

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... vraiment très très bien !

et très applaudis !

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et puis, le repas terminé, tout le monde (enfin ... presque tout le monde ! ) a dansé !

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APPENDICE :

j'ajoute, en vrac, quelques photos qui valent la peine d'être vues...
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eh oui ! t'as bien raison Justin et je pense tout comme toi que c'était vraiment SUPER !!!
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