j'étais partie changer l'eau de sa baignoire et, à mon retour, la cage était vide !
je me précipite aussitôt fermer la fenêtre puis toutes les portes, reviens dans le living ... et commence à le chercher... en vain
finalement, je me laisse choir dans mon fauteuil, devant mon PC, face à la fenêtre, et soliloque à haute voix :
-- et zut ! je ne sais pas où te chercher ! montre-toi maintenant ; je promets de ne pas te remettre dans ta cage
-- tiiit !!!
je lève des yeux incrédules en direction du cri et le voit là, juste en face de moi, juché sur le dessus rideau

-- coquin ! te voilà ! et que vas-tu faire maintenant ?
-- tiiit !
j'avais pris à son intention un chicon (endive en Belgique) à la cuisine ; j'en détache deux feuilles et les lui montre, puis les dépose sur le coin de ma table et lui demande :
-- et maintenant ? comment vas-tu faire pour les manger ?
il essaie de redescendre le long de son rideau mais glisse, dérape... pas facile...
arrivé à hauteur de la table, il mesure la distance, remonte sur son rideau puis, prenant son élan, saute en ouvrant grand les ailes et vient atterrir sur le dessus de mon moniteur PC à 50 cm de moi et me regarde, frémissant, prêt à fuir au moindre geste dans sa direction
Je m’efforce de bouger très lentement, tends le bras sans le détacher de la table et ramasse les feuilles posées sur le coin du bureau puis, revenant vers lui, toujours très lentement, je les soulève dans sa direction et les lui tends.
Il incline la tête sur le côté tout en me surveillant d’un œil vif, allonge un peu le cou puis vient mordiller la feuille à petits coups ; au bout d’un temps, mon bras commence à s’engourdir
-- Dis donc, prends-la donc dans ta patte ! Je ne vais pas continuer à te la tenir ainsi !
Il l'engloutit aussitôt tout en se reculant un peu...

Les mains libérées, je peux reprendre mon appareil photo et immortaliser la scène
Roger de son côté ne me quitte pas des yeux, toujours suspicieux et grandement jaloux de sa liberté toute neuve, il cherche une position plus confortable….

qui lui permette tout à la fois de maintenir sa surveillance tout en engloutissant joyeusement et goulûment son festin !

Sa petite collation terminée, il décide de partir en exploration

toujours attentif à mes moindres faits et gestes...

il finit par découvrir mon dernier achat : un énorme sac de graines de tournesol, ses préférées, encore fermé et toujours posé à terre pas loin de sa cage
il l'examine puis se tourne vers moi, interrogateur :
-- c'est quand même pour moi ! non ? qu'attends-tu pour m'en donner ?
semble-t-il me dire
-- hé ! que ferais-tu d'un gros sac comme ça ?

-- je le mangerai tiens ! comme ça !

-- noooon ! fais pas de trou dedans ! je vais t'en donner
il a daigné s'écarter un peu, me laissant un passage qui me permette de me précipiter ouvrir le sac et garnir copieusement sa mangeoire que j'ai remise en place dans la cage
puis je me suis éloignée à mon tour afin de lui laisser la voie libre

en quelques secondes, il avait réintégré sa cage et se régalait paisiblement !
*

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