7.1.09

GALEJADE !

*
LES MÉDAILLÉS DE LA DOULEUR.....


hé !
je ne suis pas n'importe qui
j'ai souffert
moi
et je tiens à...
que dis-je ?
j'exige
que ce soit reconnu
qu'on me rende justice !

hé ! pssssttt ! toi, mon psy
confirme-moi donc ça !
dis-leur à tous ceux-là tous mes titres de gloire :
ce par quoi j'ai passé de sinistre mémoire
ce que j'ai enduré au cours de mon histoire.
viens !
regarde avec moi mes trésors momifiés,
toute cette sanie,
ces étrons desséchés,
tout ce que j'ai subi de douleur ou d'insulte
pieusement conservé dans mon musée occulte !

Hé oui !
moi j'ai souffert !
ça vaut quelle médaille ?
SOUS-FAIRE !
ce n'est pas rien !
il faut bien que ça vaille quelque chose après tout !

mon prix n'est pas surfait
j'ai eu tellement mal !
mais ne suis pas vénal
j’ai fait tout ça pour rien !

donnez-moi ma médaille et serrez-moi la main !
*
2001
*
* *
*
CHANSON DU PSYNIQUE
*
y en a qui font d'l'épate
en se fringuant chicos
d'autres sont forts en maths
et certains sont beaux gosses
mais ya toujours dans l'tas un nul qu'a que dix doigts

y en a qui ont des mères
qui soufflent les bobos
et d'autres ont des pères
qui les prenn'nt à moto
mais ya toujours dans l'tas un p'tit nul qu'en a pas

y en a que tout's les filles
leur tombent dans les bras
ils sont toujours nantis
ils piqu'nt ce qu'ils n'ont pas
mais ya toujours dans l'tas le nul qu'est seul là-bas

y en a qui gueulent fort
et cognent aussi sec
y en a qu'ont jamais tort
et qui clouent tous les becs
quant au p'tit nul là-bas ben on n'le voit mêm' pas


alors moi
ces p'tits nuls
je les ai repérés
coincés sous ma férule
je les pousse à parler
toujours ils finiront par se mettre tout nus
et montrer leurs bubons pour être reconnus

grâce à eux je travaille
en tout bien tout honneur
leur fourguant la médaille
de la légion des peurs
*
2001
*
* *
*
JE ME DEMANDE...


j'ai eu mal
j'avais mal
à m'en couper le souffle

la modestie est fausse
autant que la pudeur
quand prenant à la gorge
elle étouffe les cris
fait ravaler les larmes
ignorer la douleur
juguler les sanglots
résister à tout prix

on vit souffle coupé
suspendu à un fil
hagard
déboussolé
transi jusqu'à la fibre
muré
aveugle et sourd
braqué sur son nombril
on traverse le temps
en perte d'équilibre

mais l'on survit
pourtant

il fallait que tu viennes

qu'il est bon l'air frais dans mes poumons dépliés
souffle pur sur mes yeux

au fond
toutes ces peines
qui lentement nous font devenir mausolée

؟ ؟ ؟ on attend seulement d'en être consolé ? ? ?
*
2001
*
* *
*

0 commentaires: