21.1.09

ma vie...




Ma vie
Vécue combien de fois
Je n'en finis pas de la vivre
Elle s'écoule devant moi



Des voiles se lèvent parfois
Révélant les causes profondes
De vieux souvenirs enfouis
Ne libérant qu'une tendresse
Infiniment pétrie de paix



Et je m'émerveille en silence de la violence de la vie
De sa ténacité profonde, de son apaisante douceur
D'avoir permis que soit l'oubli
Jusqu'à ce que l'âme, plus forte, puisse affronter
Enfin armée,
Ce qui n'était que du mensonge
Du camouflé ou du mal-dit
Du mal-senti
Malentendu
Ou pas compris…
Si meurtriers



C'est comme un oignon qu'on épluche
Couche après couche, patiemment
Qui par moment pique les yeux


Et ce qui n'était qu'une peau
Devient de plus en plus vivant
Et nous entraîne lentement
Plus près du cœur
Plus près du germe
Où l'on découvre, émerveillé,
Une autre vie prête à jaillir.


1999








ENDORMISSEMENT



Quand je ferme les yeux

S'apaisent les orages

Et c'est une impression sans corps et sans visage

Sans contact et sans mots de n'être plus tout seul



Les angoisses du jour n'ont plus qu'à disparaître

Une immense tendresse enveloppe mon être

Généreuse et complice apaisante et si bleue



Lors je glisse allégé vers un vide insondable

Où je ne pèse rien où rien ne fait obstacle

Et j'entre dans ma nuit comme un vaisseau éteint



Mes rêves ont pourtant des relents de débâcle

Mais il n'en reste rien quand revient le matin

1999



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